Avatar n’est pas avare de clichés

AvatarJames Cameron, 2009

Vous souvenez-vous que dans Avatar de James Cameron il y a deux méchants ? Le patron représentant de l’inhumaine compagnie qui se moque bien des indigènes et ne pense qu’aux profits, et le militaire hargneux et sadique qui veut prendre sa revanche et gagner en exterminant les empêcheurs d’exploiter ? En cela (et sur le reste de l’histoire) le scénario est des plus classique, il est juste mis aux goûts du jour c’est-à-dire à la sauce jeux vidéos ; le personnage principal lui même est un personnage de jeu vidéo. L’imagination visuelle est débordante et on marche à fond. Mais quand même, pourquoi le patron joue-t-il toujours au golf lorsqu’il doit prendre une décision (celle de détruire le village des gentils indigènes) ? Pourquoi l’autre méchant a-t-il un mug à la main (ce ne peut être que du café) en lançant son ignoble attaque ? Soit parce que l’imagination des concepteurs (des auteurs ?) ne peut pas aller plus loin, soit parce que sinon le public ne sait pas qui est le méchant ?

La gentille (Sigourney Weaver) n’est pas contente car le méchant veut détruire le village des indigènes ; et là, on ne le voit pas mais il tient son club de golf à la main ; quel homme !

C’est ce qu’on appelle un cliché et ce film en est plein.